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Brève histoire de la cristallisation

          L'histoire de la porcelaine tout comme celle de la cristallisation sont très étroitement liées à L'Alsace. La production de Philippe Sutter s'inscrit dans cette tradition locale et plusieurs fois séculaire.

          Au XVIIIe siècle, la porcelaine était un matériau particulièrement précieux. On l'appelait l'or blanc à cause de ses qualités de finesse et d'inaltérabilité. La production de porcelaine prit un rapide essor à partir de la mise au point de la première porcelaine à pâte dure par
Johann Friedrich Böttger à Meissen. Strasbourg entra très tôt dans l'histoire de la porcelaine puisque dès 1721, la production s'y développa sous la direction de Charles-François Hannong, puis de son fils aîné Paul-Antoine. Une rue de la ville garde encore le souvenir de cette illustre famille. C'est en 1756 que Louis XV, encouragé par la Marquise de Pompadour, installa à Sèvres la fameuse Manufacture Royale (aujourd'hui Manufacture Nationale), qui est de nos jours l'une des plus importantes d'Europe.

          Ce sont deux Alsaciens travaillant à Sèvres, Charles Lauth et Georges Vogt, qui, tout à fait par hasard, produisirent en 1884 les premières cristallisations au cours de leurs recherches sur les émaux métalliques. En 1904, Charles Lauth publia le fruit de leur travaux dans le Journal de la Société des Céramistes Américains, qui est sans conteste une des revues de référence en matière de céramique aujourd'hui encore. Certaines de leur œuvres, des grand vases de style Art Nouveau, peuvent être admirées au Musée d'Orsay, à Paris. La manufacture Royale de Copenhague produisit elle aussi des œuvres qui furent présentées à 'exposition universelle de 1889. Sa production de céramiques cristallisées se poursuivit jusque dans les années 1930.

► Technique de cristallisation